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le don d’une clef
tu avais déployé ma paume pour l’y insérer
que sur cette pesée en bordure de mon corps
je polarise entre nous le pur et l’impur
“Sois Maât, mon cœur ma belle mon innocente et décore-moi de plumes si au creux de la faille tu n’y rencontres point d’abysse…”
j’étais blanche jusqu’au ventre insurmontable par en-dedans
j’ai rencontré chacune des plumes au toucher
les ai planté de leur calamus dans l’air pour les y suspendre
m’accordant l’heure d’organiser entre nos atmosphères
leurs barbes chatoyantes en un bel oiseau
d’une clef contre mon éminence thénar
je nous ai créé un Tuit Tuit : à quoi bon créer si ce n’est pas rare ?
j’ai balancé tout
nous avons dû apprendre à voler - vite vite! le parterre approche!
mais j’avais bien conçu, nous n’avons pas atterri
l’air nous a pris comme des vapeurs d’eau pour mieux nous condenser
il nous a recyclé, fait voltiger dans des altitudes nouvelles
c’était nous après ta faute ton erreur ta tromperie ton hallucination ta cochonnerie !
c’était nous après tout
deux être très humains
” Viens que je t’accueille, recousons nos plaies, ne va pas plus loin et attends que je nous apprivoise encore… ton étrangère m’a tout foutue, mais je sais, tu es ma bête, mon cœur, mon innocent.”
…
aujourd’hui
Écarte bien tes doigts, tends ta chair et déride tes mains
j’ai une clef pour toi
Crée de l’iridium du Ndaï un cœlacanthe des pins Wollemi !!!
nous souffrirons et je patienterai patiemment que tu prennes le rachis des plumes
et déchires férocement l’espace
nous en nécessiterons
…
j’ai un secret
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l’amour est rare
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